téléchargez le livret des arbres qui poussent tout seul

 

Régénération Naturelle Assistée

ou comment valoriser la végétation spontanée

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Ce que nous offre la nature gracieusement

Parce nous devons apporter des réponses aux problèmes récurrents de coulées de boue et d'érosion des sols, de mauvais état de certains bassins versants et de leurs cours d'eau, d'érosion de la biodiversité et des paysages. Parce que les arbres et les haies champêtres sont indissociables du bon fonctionnement et de la pérennité des espaces cultivés et parce que nous sommes tous concernés par ces questions, il est nécessaire de diluer leur présence sur l’ensemble des territoires et d’en permettre une dispersion optimale, équitablement répartie. Le maillage des chemins, voiries et rivières constitue une chance unique de reconstituer un réseau bien connecté sans se priver d'espace productif. Nos besoins en bois ne vont cesser d’augmenter (bois d’œuvre, bois énergie, bois fertilité (BRF)…) et nous ne pourrons jamais planter tous les arbres dont nous aurons besoin…, or les arbres et les haies champêtres peuvent spontanément et facilement reconquérir des territoires sans empiéter sur les activités économiques, sans concurrencer les besoins en agriculture et en urbanisation

 

Reconstituer une trame de manière durable

La végétation spontanée, qu'on qualifie souvent d'ordinaire ou de banale est un gisement précieux trop souvent sous-estimé. La nature est généreuse et la végétation qu’elle met à disposition « gratuitement » est à l’heure actuelle très peu valorisée et exploitée alors que son utilisation est des plus simples, des plus adaptées, et des moins coûteuses. La végétation « spontanée » (ligneux associés à une strate herbacée), qui se développe naturellement le long des rivières, des chemins, des bordures de parcelles, etc... présente de nombreux avantages :
- Elle est gratuite.
- Elle est facile à gérer et à conduire.
- Elle est naturellement adaptée au contexte local et aux contraintes du milieu.
- Elle représente un véritable réservoir de biomasse et de biodiversité.

 

Répondre à des enjeux précis à grande échelle

Profiter de l'énorme potentiel que constituent le maillage des bords de voiries*, de cours d'eau, et de champs pour créer des corridors de circulation pour la faune sauvage, pour atténuer les excès climatiques et réguler les flux d'eau, pour agrémenter le paysage, pour créer des bandes végétalisées permettant de répondre à la conditionnalité des aides et à la directive Nitrate, pour produire de la biomasse et des services écologiques....
(* A  titre d’exemple, le seul réseau de routes départementales du Gers représente 7 000 km d’accotements, auquel on peut ajouter les voiries communales et nationales)

Des logiques qui s'emboîtent : du local au global
Intérêts pour l'agriculteur :

- Favoriser la biodiversité utile : Pollinisateurs, auxiliaires des cultures
- Protection climatique des cultures et des animaux
- Créer gratuitement des bandes végétalisées permettant de satisfaire la conditionnalité des aides PAC
- Diversifier les productions (Production de bois d'oeuvre, de chauffe et de bois raméal fragmenté)
- Limiter les pertes de « bonne terre »

 

 

 
Intérêt pour l'usager et la collectivité :

- Réduction du coût d’entretien des fossés et des voiries (coulées de boues)
- Diminution du coût du traitement des eaux (turbidité, transfert de produits phytosanitaires et d’engrais,…)
- Végétalisation des espaces collectifs
- Marquage et embellissement des chemins de randonnées
- Réintroduction d'habitats favorables au gibier et à la petite faune sauvage
- Respect des politiques agro-environnementales
(Mise en place de la Trame Verte et Bleue, stratégie régionale pour la biodiversité, stockage de carbone, qualité des eaux,…)

 
Des techniques simples à mettre en œuvre

Lorsque l’on cesse de broyer les surfaces en herbe, un couvert ligneux s’installe spontanément, permettant ainsi de disposer rapidement et à moindres frais d’une végétation arborée et arbustive mais aussi de tout le cortège floristique et faunistique qui lui est associé.
Le coût de l’opération se résume alors à un entretien régulier de part et d’autre de la haie en devenir.

Les trames « grises » : routes et chemins
En bord de voiries, les hauts de talus se prêtent particulièrement à l'installation de la végétation ligneuse. Le fauchage ou broyage des accotements et de la base du talus sont évidemment maintenus pour des raisons de sécurité routière. On préconisera généralement, selon la hauteur du talus, de conserver 2 passes de bras d'épareuse à partir du fond de fossé et de maintenir la végétation sur le tiers supérieur du talus. Au bout de deux à trois ans, la végétation s'est normalement bien installée. Une contention latérale peut alors être nécessaire.

Les trames « bleues » 
En bord de cours d’eau, on procèdera de même, en laissant la végétation s’installer sur les berges (ou partie de berges). On veillera à ne pas laisser s’installer certaines espèces considérées comme invasives ou dont le système racinaire trop superficiel n’est pas adapté au contexte de berges.

En bord de champs, le principe est le même. On maintiendra, en bord de talus, bord de fossé ou de ruisseau, une zone de non fauchage sur la largeur désirée. La végétation établie au bout de quelques années pourra alors être contenue latéralement pour délimiter son emprise.

Mise en place d’une gestion différenciée entre bords de route et de champs, permettant à la végétation de haut de talus de se mettre en place pour constituer au bout de quelques années une haie équilibrée qui répondra aux enjeux et qui sera contenue pour ne pas gêner les usages riverains.

 

VOIR la galerie photos - bords de route

 
 
Approche complémentaire : La plantation de haie et d'arbres agroforestiers